Anicca dans le Bouddhisme : Comprendre l’Impermanence pour Libérer l’Esprit

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Le Bouddhisme, guidé par la sagesse de Bouddha, préconise la libération de l’attachement aux objets matériels en se basant sur le principe fondamental d’Anicca. Explorons les trois caractéristiques de l’existence, Dukkha (la souffrance), Anatta ou Anatman (Non-Soi), et complétons-les avec Anicca (l’Impermanence), qui offre une compréhension cruciale du pourquoi et comment de la souffrance humaine.

Anicca – Le Principe de l’Origine et de la Disparition

Bouddha enseigna que, quelle que soit l’histoire qu’il raconte ou la croyance que l’on accorde à ses paroles, quelques principes fondamentaux restent valables. Un pilier essentiel de la doctrine bouddhiste est l’impermanence des choses.

Ajahn Chah illustre ce concept en considérant un verre sur une table comme déjà brisé. Il ne s’agit pas d’un pessimisme fondamental envers les situations et les objets, mais plutôt de la reconnaissance que rien n’est éternel et que les objets peuvent se briser, se perdre, ou cesser d’exister pour diverses raisons.

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Cela s’applique également aux situations, aux relations, aux personnes : rien n’est permanent, et il est donc bénéfique de lâcher prise. Les attachements, basés sur les désirs et les convoitises, visent à atteindre ou maintenir un état positif. Cependant, l’attachement entraîne une restriction de la liberté personnelle, créant finalement une forme d’oppression, car on insiste sur le désir impératif d’une chose ou d’une personne.

Le Refus d’Anicca souligne l’aveuglement humain

La compréhension que même une situation ou une relation apparemment positive et précieuse à un moment donné ne durera pas éternellement est cruciale. De nombreux aspects de l’existence humaine soulignent constamment que la vie est limitée ou restreinte par la mort, le vieillissement, ou les maladies. La réalisation que cela est vrai aide grandement à reconnaître l’engagement dans des conditions universelles partagées par tous. Ainsi, personne n’échappe à la souffrance (Dukkha), chaque individu atteint la fin de sa vie ou perd des proches à cause de maladies, de séparations ou de la mort.

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Anicca souligne qu’il est utile de reconnaître cette réalité. S’attacher à des humeurs positives ou à la possession est toujours associé à de la souffrance, c’est pourquoi il est conseillé d’éviter de construire de tels attachements. Selon Bouddha, grâce à la pratique de la méditation et du noble Sentier Octuple, il est possible de surmonter les attachements et de réaliser que les situations et les objets obtiennent leur valeur en raison de certaines « attributions ». Le principe d’Anatta (Non-Soi) entre également en jeu : une situation, un objet, ou une personne est principalement soumis à Avijja (Ignorance) lorsque Anicca n’est pas reconnu. Ainsi, Avijja est considéré comme le mal fondamental dans la doctrine bouddhiste, apportant la souffrance et le malaise. Puisque toute souffrance découle de l’ignorance, Avijja est considéré comme le « mal » primaire (moha).

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