Le pardon pour les autres et pour nous-mêmes

Le pardon pour les autres et pour nous-mêmes
Le pardon pour les autres et pour nous-mêmes

« Vous voulez être heureux un instant, vengez-vous. Vous voulez l’être toujours, pardonnez. » Lacordaire

Le pardon fait souvent l’objet de vifs débats entre ceux qui pensent que tout pardonner est impossible et ceux qui ne conçoivent pas une vie sans pardon.

Pourquoi pardonner ?

Si nous laissons la mauvaise herbe de la haine entrer dans notre cœur, alors nous pouvons être sûrs qu’elle finira par nous envahir et nous détruire définitivement. En effet, lorsque la rancœur, la vengeance et la violence s’installent à l’intérieur de nous, il ne reste plus de place pour quoi que ce soit de positif. Pendant que ces idées négatives nous habitent, nous passons à côté de l’essentiel puisque notre cœur est fermé à tout.

Le pardon pour les autres et pour nous-mêmes ?

Quelque fois, nous demandons pardon et serions bien étonnés si nous n’étions pas exaucés, c’est ce pardon que nous devons apprendre à accorder sans condition puisque nous désirons aussi être pardonnés.

Personne ne va se précipiter pour embrasser son agresseur, il ne faut pas exagérer, mais nourrir à son égard des pensées de vengeance effacera-t-il les blessures ou souillures commises ? Certainement pas ! Que faire alors ?

Comment faire pour pardonner ?

Pour accorder le pardon sans réticence aucune, il faut absolument ouvrir tout grand notre cœur et regarder celui qui nous a blessés comme notre frère, celui qui est relié au plan divin, puis lui envoyer des pensées bienveillantes qui, petit à petit, laisseront place à l’Amour, le vrai, celui qui transcende tout et permet de déplacer des montagnes.

Pardonner l’impardonnable ?

Jésus a pardonné à ses bourreaux. Jean-Paul II a accordé son pardon à son agresseur et a souhaité le rencontrer. Roger Auque, resté dans les cachots de Beyrouth pendant dix mois et demi a pardonné à ses ravisseurs.

Maïti Girtanner a bouleversé des millions de téléspectateurs il y a quelques années de cela en révélant avoir accordé son pardon à son tortionnaire nazi qui l’avait, à cause d’actes sadiques, enfermée définitivement dans d’intolérables souffrances. Des années durant, elle n’a cessé de prier pour lui, si bien qu’au seuil de sa mort son bourreau a souhaité la rencontrer pour lui demander pardon, que Maïti lui a accordé sans condition aucune. (voir son livre Même les bourreaux ont une âme aux éditions CLD).

Le pardon serait-il à la portée de tous et qu’apporterait-il ?L’amour permettant de transcender tout événement, il semblerait que chacun d’entre nous soit en mesure de pardonner l’innommable. Oui, mais avant que d’être capables de ce geste d’amour, combien de temps peut-il s’écouler ? Cela dépend des personnes, de leur capacité à aimer et à vouloir libérer l’autre de sa faute, erreur ou crime dont il s’est rendu coupable, mais ne se fait pas « d’un coup de baguette magique ».

Lorsque des parents sont allés à la rencontre de l’assassin de leur fille unique, cela ne s’est certainement pas produit au lendemain du dramatique événement. Il a fallu plusieurs années à toutes ces personnes pour se rencontrer, essayer de comprendre et entendre le meurtrier demander pardon. C’est seulement après tout ce temps que le pardon a pu prendre place dans le coeur de ceux qui pendant longtemps n’étaient que haine et colère, les guérissant et apportant le salut à celui qui se repentait.

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